La violence et comment la déjouer
grâce au vivre ensemble
Le dernier groupe de paroles de l’année a réuni, autour d’un délicieux buffet préparé par les participantes, 5 mères très motivées mêlant anciennes et nouvelles participantes. Le thème en était la violence et comment la déjouer grâce au vivre ensemble dont nous transmettons les valeurs en éduquant nos enfants et qui est la raison d’être fondamentale des Amis de la Bienvenue.
A partir de la lecture et des commentaires autour de deux livres pour enfants, livres jeunesse ô combien utiles pour les relations entre adultes et enfants, nous avons navigué entre témoignages individuels et échanges plus généraux.

Le premier : Tu es agressif de Catherine Dolto analyse comment la force vitale positive, comme celle d’un fleuve bien naturellement bordé qui reste dans son lit, peut se transformer en agressivité destructrice, quand elle déborde comme un fleuve en crue. Comment par les mots l’’écoute, l’attention et la tendresse parentale dans un langage adapté, les parents peuvent accompagner un enfant agressif en lui faisant prendre conscience des limites nécessaires à l’expression de son énergie et les lui faire accepter.
Un enfant agressif n’est pas un enfant méchant, la méchanceté et les abus entrant davantage dans le champ de la violence à proprement parler.
Le deuxième : Je n’aurai plus peur de Jean-François Sénéchal et Simone Réa nous parle du trauma de la guerre et du courage qu’il faut pour exprimer sa solidarité et pour vaincre sa peur naturelle d’autant plus forte que sa famille a connu l’exil et ses souffrances. Le ton grave et poétique de ce livre a beaucoup touché les participantes.

Les mères présentes ont évoqué différentes questions liées à l’agressivité que subissent ou animent leurs enfants, les injustices dont elles ont été témoins ou les manières de mieux les protéger, et mieux les accompagner, et elles savent à quel point leur conduite d’adulte imprègne plus ou moins consciemment leur enfant. Elles ont une vision plutôt optimiste du vivre ensemble.
La grande question reste pour toutes l’équilibre à trouver entre l’autonomisation de l’enfant et sa protection au fur et à mesure qu’il grandit, et certaines ont conscience que leur anxiété les pousse vers une surprotection manifeste !
A l’issue du groupe, et après la photo rituelle, nous avons fait un premier choix de thèmes pour l’an prochain pour prolonger la réflexion de cette année, selon les deux modalités déjà expérimentées d’alterner les séances entre nous et les séances avec intervenants extérieurs.
Annie Teboul
