Comment gérer les relations avec
les établissements scolaires ?
C’est autour de cette question qu’une quinzaine de parents étaient réunis à La Bienvenue en présence d’Isabelle Robquin, principale du collège George Sand. Animé par Anne Lise Schmitt, Brigitte Le Penven Duval (ancienne Conseillère Principale d’Education-CPE) et Annie Teboul, il a permis d’évoquer différents sujets.
S’adapter au fonctionnement du collège
Madame Robquin, après avoir résumé son parcours à l’Education Nationale –(elle a aussi exercé la fonction de CPE) explique l’importance de travailler avec les parents au sein du collège pour faire avancer les élèves. Selon elle, il est important de créer un climat d’écoute, de confiance et de soutien. A l’entrée au collège, de grandes compétences d’adaptation sont demandées non seulement aux élèves mais aux parents qui ont la charge d’accompagner leurs enfants pour faire le cartable, s’inquiéter des notes, savoir utiliser pro-notes. Les parents doivent apprendre à identifier les différents professionnels du collège et savoir à qui s’adresser de préférence en fonction de leurs questions : Conseillère Principale d’Education-CPE, Assistant d’Education-AED, Infirmière, Professeur principal…
Missions du (de la) CPE
Brigitte évoque le rôle du CPE qui a pour mission de veiller au bon déroulement de la vie quotidienne de l’établissement en dehors du temps de classe (la vie scolaire) et contribue à placer les élèves dans les meilleures conditions d’apprentissage. Pour ce faire, il travaille en liaison étroite avec les enseignants et tous les personnels de l’établissement, il anime l’équipe des AED. Il s’appuie sur le règlement intérieur pour assurer la sécurité des élèves et désamorce souvent les conflits entre élèves. Il fait aussi de l’animation éducative et de l’éducation à la citoyenneté.
Les tâches des CPE sont multiples et nécessitent, entre autres, de traiter avec tous les parents – ceux qui sollicitent beaucoup l’établissement comme ceux qui ne sont pas présents. En ce qui concerne les élèves plus particulièrement en difficulté (scolaire ou en situation de handicap ou de mal-être), le CPE contribue à leur meilleure prise en compte par tous. Il donne aux parents des clés pour comprendre la journée « scolaire » de leur enfant.
Plan d’accompagnement personnalisé – PAP
Une question est posée sur les Plans d’Accompagnement Personnalisé – PAP- qui donnent droit à des aménagements notamment pour le brevet. Les PAP ne s’adressent pas aux élèves en situation de handicap qui entrent dans un autre cadre. Ils sont depuis peu renouvelés par le chef d’établissement et non plus par le médecin scolaire qui lui intervient à la première mise en place. Il ne faut pas hésiter à contacter l’établissement en début d’année et à suivre avec le professeur principal la mise en œuvre des adaptations qui y sont demandées.
Que faire en cas de difficultés de comportement ?
Quand les enfants « font des bêtises », l’établissement a affaire à des parents stressés et la Principale se sent comme l’oiseau de mauvais augure. Pourtant, on le sait, les bêtises font partie du développement de l’enfant et il vaut mieux arriver à le comprendre pour chercher avec la CPE, par exemple, comment y répondre.
Il est bon de trouver des « sanctions » qui soient tenables, pas trop dures, et tenir compte aussi du fait que les enfants ont peur de décevoir leurs parents et peuvent parfois avoir honte et s’enfermer dans des mensonges. Il faut bien sûr savoir faire la distinction avec des actes plus graves qui nécessitent une réaction et des réponses plus fermes.

Si les parents souhaitent punir à la maison, limiter le temps de téléphone ou d’écrans peut être une bonne idée de punition mais interdire de club de foot n’en est pas une car c’est tout le club qui est puni du fait de l’absence d’un jeune et celui-ci peut en avoir besoin pour s’épanouir. Attention à la double peine, lorsque votre enfant est puni au collège cela peut suffire. Les parents ne doivent pas hésiter à en discuter.

La question de la confiance accordée par les parents à leur enfant a été abordée. Idéalement, il faudrait à la fois accompagner les enfants et leur laisser une autonomie correspondant à leur âge et aux responsabilités qu’ils peuvent commencer à prendre : ne pas les surveiller trop en les collant, mais trouver la bonne distance tout en restant vigilant.
Annie Teboul et Anne Lise Schmitt
