Pour le dernier cercle de lecture avant les congés d’été, nous avons lu « Memed le mince » de Yachar Kemal. Le premier tome de quatre consacrés à ce brigand d’honneur.
Une découverte pour certaines, une relecture, de nombreuses années après, pour les autres.
La fiche de lecture de l’encyclopédie Universalis résume cette saga : « Autour de Memed, tout un monde se presse. Il y a ses fidèles qui l’hébergent, le ravitaillent : le vieux Suleyman chez qui il fut berger, Kerimoglou le nomade yeuruk, la mère Huru qui le défend comme une lionne son petit. Il y a aussi le sergent Assim qui le poursuit avec ses gendarmes mais l’approuve au point de le sauver plusieurs fois, et l’ambigu Ali le Boiteux qui le mène au but quand il a « une affaire à régler ». Memed devient ainsi pour les villageois « celui qui redonne sa dignité au « fils de l’homme » »

Ce texte a marqué beaucoup d’entre nous. Un bon moment passé ensemble, une fois de plus.
Le roman commence ainsi :
Les contreforts montagneux du Taurus commencent dès les bords de la Méditerranée. A partir des rivages battus de blanche écume, ils s’élèvent peu à peu vers les cimes. Des balles de flocon blancs flottent toujours au dessus de la mer. Les rives de glaise sont unies et luisantes. La terre argileuse vit comme une chair. Des heures durant vers l’intérieur, on sent la mer, le ciel : odeur prenante.




Quelques mots en vrac :
- Un conte
- Une Illiade des pauvres
- Une charge politique
- Une poésie des odeurs et de la nature
- Une grotte aussi envoutante que la tente de Kerimoglu
- Sommes-nous au moyen âge ou bien dans cette Turquie de 1933 ?
Lectures d’été pour le prochain cercle qui se réunira le mardi 26 septembre à 20H00 :
- « Le joueur » de Dostoïevski dans la traduction d’André Markowicz
- « Patria » de Fernando Aramburu, écrivain espagnol